« La surveillance peut être perçue comme une intrusion et donner l’impression aux employés que l’entreprise ne favorise pas une culture de comportement éthique. Elle peut avoir un impact négatif sur le taux de rotation du personnel, la productivité et le bien-être des employés. » – Max Freedman, Business News Daily.
Une étude menée par l’American Payroll Association a révélé que le vol de temps coûte aux entreprises américaines environ 11 milliards de dollars par an. De plus, pour les petites et moyennes entreprises, même des cas mineurs de pointage par un collègue, de pauses prolongées ou d’heures supplémentaires non autorisées peuvent représenter chaque année des milliers de dollars de perte en main-d’œuvre et en coûts salariaux. Cette situation place les décideurs face à un dilemme : comment prévenir le vol de temps sans instaurer une culture de surveillance et de méfiance ? Dans cet article, nous examinons comment les responsables de première ligne peuvent élaborer des politiques et mettre en œuvre des solutions technologiques qui réduisent le vol de temps tout en préservant le moral du personnel et la confiance des employés.
Points clés à retenir :
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- Le vol de temps comprend le poincon par un collègue, les pauses non autorisées, les poinçons anticipés et la falsification des feuilles de présence.
- La technologie permet d’instaurer une responsabilité objective qui protège à la fois les employés et les employeurs.
- Des directives claires et une formation adéquate permettent d’éviter que des erreurs commises de bonne foi ne soient qualifiées de vol.
- Les responsables de première ligne peuvent mettre en place des mesures de contrôle sans l’accord de la direction.
- La mesure et le suivi permettent d’identifier des tendances sans surveillance constante.
Cinq exemples courants de fraude au temps de travail
On parle de « vol de temps » lorsque des employés sont rémunérés pour des heures qu’ils n’ont pas réellement travaillées. Voici les cinq principaux exemples de vol de temps :
- poinçon par un collègue Cela se produit lorsqu’un employé pointe à la place d’un collègue absent.
- Pauses prolongées : Cela fait référence aux employés qui prennent des pauses plus longues que celles autorisées sans l’accord ou l’avis préalable d’un supérieur hiérarchique.
- Arrivées anticipées : Il s’agit de la pratique consistant à pointer avant l’heure prévue de début de service afin d’accumuler des minutes supplémentaires rémunérées.
- Sorties tardives : Cela se produit lorsque des employés restent enregistrés comme présents après avoir terminé leur service ou quittent les locaux sans pointer leur sortie.
- Abus lié à l’arrondi temporel : Cela se produit lorsque des employés modifient leurs heures d’arrivée afin de tirer parti des règles d’arrondi.
Maintenant que nous connaissons les formes les plus courantes de vol de temps, comment les entreprises et les responsables peuvent-ils y remédier ?
« Le vol de temps est un problème courant et coûteux pour les employeurs. En effet, 24 % des salariés américains reconnaissent se livrer à cette pratique, à raison de 4,5 heures par semaine en moyenne. Cela représente plus de neuf milliards d’heures de travail frauduleuses par an pour les employeurs. » – Paul Valkama, Stratège de contenu senior chez Celayix.
I. Mettre en place une vérification par GPS
Le géorepérage GPS impose des restrictions sur les lieux où les employés peuvent poinçonner leur arrivée et leur départ en définissant des limites virtuelles autour du lieu de travail. Par exemple, les employés ne peuvent poinçonner leur arrivée que s’ils se trouvent physiquement dans le rayon défini par le GPS. Cette limite élimine le poinçonr procuration et vérifie la présence sur site sans qu’un responsable ait besoin de se tenir à la porte. Les responsables peuvent définir le rayon de la zone de géorepérage (généralement entre 30 et 150 mètres) en configurant le logiciel de planification et en communiquant cette politique au personnel. La fonctionnalité de géorepérage de TimeWellScheduled permet aux responsables de définir des paramètres de localisation et de recevoir des alertes lorsque des employés tentent de poinçonner depuis des lieux non autorisés. Une fois la politique documentée dans le règlement intérieur et l’accès à l’application mobile activé, le système applique automatiquement la règle.
II. Utiliser la vérification par photo lors de l’enregistrement de l’arrivée
Les fonctions de capture de photo exigent que les employés prennent un selfie lorsqu’ils pointent à l’arrivée. Ces photos permettent d’enregistrer l’heure et l’identité de la personne qui a pointé. La vérification est objective et dissuade le pointage par procuration sans nécessiter de systèmes biométriques ni d’investissement financier important. Pour mettre en place cette fonctionnalité, il suffit d’activer l’option dans le logiciel de gestion des temps et des présences, d’en informer les employés lors de leur intégration et de mettre en place un processus de vérification des images signalées. Les photos doivent être stockées en toute sécurité et utilisées exclusivement à des fins de vérification. Starbucks utilise la vérification par photo dans ses établissements pour confirmer l’identité tout en simplifiant le processus pour les employés.
III. Configurer les commandes automatisées d’enregistrement des heures d’arrivée et de départ
Les contrôles automatisés des pointages empêchent les employés de pointer trop tôt ou trop tard sans autorisation. Les responsables configurent des règles qui définissent les plages horaires acceptables pour le pointage – par exemple, pas plus de cinq minutes avant le début du service – et bloquent les pointages qui ne respectent pas ces paramètres. Tout pointage en dehors de la plage autorisée nécessite l’approbation du responsable, ce qui déclenche une notification et crée un enregistrement documenté de l’exception. Cela élimine le besoin de corrections manuelles des feuilles de temps a posteriori et empêche l’accumulation inaperçue d’heures supplémentaires non autorisées. TimeWellScheduled permet aux responsables de définir des plages horaires et de bloquer automatiquement les pointages non conformes, réduisant ainsi les écarts de paie sans nécessiter de confrontation directe.
IV. Mettre en place des règles claires en matière de gestion du temps de travail et des présences
Les politiques écrites éliminent toute ambiguïté et établissent une norme cohérente pour tous les employés. La politique doit définir les procédures acceptables d’enregistrement à l’arrivée et au départ, préciser la durée des pauses, décrire le processus d’autorisation pour prolonger les pauses et énoncer les mesures disciplinaires en cas d’infraction, allant de l’avertissement verbal au licenciement. Le fait d’exiger des employés qu’ils signent une attestation lors de leur intégration permet de confirmer que la norme a été communiquée et comprise. Les politiques protègent à la fois les employés et les responsables. Elles transforment le vol de temps de travail, qui relevait auparavant d’une appréciation subjective, en une infraction documentée et objective. Kroger renforce ses politiques en matière de vol de temps de travail à la fois par le biais du manuel de l’employé et d’une formation continue, ce qui réduit le nombre d’incidents nécessitant des mesures disciplinaires.
« Les fraudeurs ne restent jamais les bras croisés. Ils agissent rapidement, en s’appuyant sur l’apprentissage automatique (ML) et l’IA pour tirer parti du moindre temps de latence des systèmes de défense traditionnels. Le temps lui-même devient un champ de bataille : chaque heure pendant laquelle une menace passe inaperçue est une heure de profit pour les fraudeurs. » – Tamas Kadar, Forbes.
V. S’attaquer aux causes du vol de temps
Le vol de temps est souvent le symptôme d’un problème plus profond : un manque d’engagement, des attentes floues ou une instabilité financière due à des horaires irréguliers. Les responsables qui s’attaquent directement à ces problèmes peuvent réduire le vol de temps sans recourir exclusivement à des mesures punitives. Renforcer la communication, dispenser une formation claire sur les procédures de pointage et veiller à ce que les équipes soient suffisamment pourvues en personnel permet de réduire les conditions qui font que le non-respect des règles semble justifié. Une étude de cas réalisée en 2020 sur une chaîne régionale de supermarchés a montré que l’amélioration de la régularité des horaires avait permis de réduire de 60 % les incidents de vol de temps. Les employés bénéficiant d’horaires prévisibles étaient moins enclins à manipuler leurs heures de pointage, car ils n’avaient pas besoin de compenser une perte de revenus.
VI. Suivre les tendances en matière d’effectifs sans surveillance constante
Le suivi de l’activité du personnel n’a pas pour but de surveiller les employés, mais plutôt de mettre en évidence des schémas comportementaux qui signalent des problèmes systémiques pouvant être corrigés. Les logiciels de gestion des effectifs (WFM), par exemple, peuvent générer des rapports de présence qui identifient les anomalies sur plusieurs semaines ou plusieurs mois. Cela fournit aux responsables les données nécessaires pour agir en se fondant sur des faits plutôt que d’accuser des individus sur la base de simples soupçons. Les quatre indicateurs présentés dans le tableau ci-dessous constituent une base de référence fiable sur laquelle les responsables peuvent s’appuyer.
Il suffit de les examiner chaque semaine ou chaque mois ; un suivi en temps réel n’est ni nécessaire ni recommandé. Par exemple, une baisse de l’écart de paie de 4,1 % à 1,9 % sur quatre mois n’est pas le fruit du hasard : cette évolution reflète l’effet cumulatif des contrôles automatisés des pointages, de politiques plus claires et d’un suivi rigoureux.
« Les données issues de l’enquête « Work in America » 2023 de l’Association américaine de psychologie révèlent que 51 % des employés soumis à une surveillance électronique pendant leur journée de travail déclarent se sentir microgérés. De plus, les employés surveillés sont plus susceptibles de signaler des répercussions négatives sur leur santé mentale. » – Vivek Murthy, Médecin général des États-Unis.
Consultez les rapports du personnel grâce au tableau de bord convivial de TimeWellScheduled
Le tableau de bord de TimeWellScheduled calcule et affiche automatiquement les données dans un format clair et lisible. Les analyses des écarts et les rapports sur les tendances de présence sont générés sans configuration supplémentaire, et les responsables peuvent filtrer les données par employé, par équipe ou par service. Lorsqu’une tendance se dessine, la discussion avec l’employé s’appuie sur un dossier documenté – et non sur la mémoire ou l’intuition du responsable –, ce qui permet de maintenir un échange professionnel et de se concentrer sur la correction plutôt que sur le conflit.
Comment vérifier si le système fonctionne
Le suivi d’un petit ensemble d’indicateurs permet aux responsables de déterminer de manière objective si leurs mesures de prévention du vol de temps portent leurs fruits. Les indicateurs clés à surveiller sont les suivants :
- Pourcentage d’écart de paie : différence entre les heures prévues et les heures rémunérées. Un écart supérieur à 2-3 % peut indiquer un vol potentiel ou des erreurs de planification.
- Cas de fraude au temps de travail : cas confirmés par trimestre. Une tendance à la baisse confirme l’efficacité des contrôles.
- Taux de rotation du personnel : une surveillance excessive favorise la rotation ; des systèmes équitables et transparents favorisent la fidélisation.
- Temps consacré par le responsable aux corrections : Les contrôles automatisés devraient permettre de réduire de manière tangible le temps consacré à la correction des feuilles de temps.
Les responsables devraient examiner ces chiffres tous les mois ou tous les trimestres afin d’obtenir des résultats optimaux. Si les écarts dans les données diminuent et que les corrections prennent moins de temps, cela signifie que le système fonctionne correctement. Si les taux de rotation augmentent parallèlement au renforcement des contrôles, il convient de réexaminer la manière dont les politiques sont communiquées, perçues et appliquées.
Conclusion
Pour lutter contre le vol de temps de travail, il n’est pas nécessaire de recourir à la surveillance ni de faire preuve de méfiance. Une technologie transparente, des politiques claires et une gestion proactive favorisent la responsabilisation tout en respectant les employés. Les responsables de terrain peuvent mettre en place immédiatement le géorepérage, la vérification par photo et des contrôles automatisés, sans avoir besoin de l’accord de la direction.
« Le vol de temps peut nuire tellement à la productivité que la baisse de rendement finit par devenir la norme. Outre le coût évident lié au fait de rémunérer un travail qui n’aboutit à aucun résultat, le vol de temps par un membre de l’équipe entraîne un effet domino coûteux à l’échelle de l’entreprise. » – Dave Nevogt, Hubstaff.
Les employeurs qui parviennent à trouver le juste équilibre entre confiance et responsabilité réduisent les abus en matière de temps de travail, améliorent la précision de la paie et préservent le moral des employés. Il en résulte un système de gestion du personnel équitable qui protège les intérêts de l’entreprise et favorise une culture d’entreprise positive. Découvrez comment le système automatisé de TimeWellScheduled permet de lutter contre le vol de temps sans pour autant imposer une microgestion.
